10-02-2005
source:http://www.neteconomie.com
date: 17/12/2004
La RIAA maintient la pression sur les fans de P2P

Depuis septembre 2003, l’organisation américaine du disque
a porté plainte contre 7704 personnes accusées de
téléchargements illégaux de musique en ligne.
L’industrie du disque et les représentants des ayants
droits en France auraient beaucoup à faire pour atteindre le
nombre de plaintes déposées contre des internautes
accusés de téléchargements illégaux par la
très américaine RIAA !
Poursuivant son offensive lancée en septembre 2003, la Recording
Industry Association of America a signalé jeudi avoir
porté de nouvelles plaintes contre 754 individus
soupçonnés d’être de ‘gros’
amateurs d’échanges et de téléchargements
gratuits de fichiers musicaux par le biais de réseaux
"peer-to-peer" (P2P).
A travers cette initiative, l’organisation entend : faire
respecter les droits d’auteur et les droits sur la
propriété intellectuelle, défendre
l’intérêt des "majors" du disque (Warner, Universal
Music, EMI, Sony, BMG) et promouvoir les services payants
"légaux" de musique en ligne (iTunes Music Store, Connect, etc.)
En 15 mois de campagne, l’organisation américaine du
disque a porté plainte contre plus de 7700 personnes
accusées de téléchargements illégaux de
musique en ligne via des réseaux P2P comme LimeWire, Grokster,
Kazaa ou encore eDonkey.
Identifiés via l’adresse IP de leurs ordinateurs, les
individus accusés de ne pas respecter la législation
américaine sur les droits d’auteur en
téléchargeant et en diffusant illégalement des
milliers de titres, risquent une lourde amende.
Toutefois, à ce jour, plus de 1475 dossiers auraient
été réglés "à l'amiable", hors
tribunaux, avec la RIAA.
Quoiqu’il en soit, ces poursuites ne freinent pas le
développement du P2P aux Etats-Unis. Selon BigChampagne,
société de conseil spécialisée, en novembre
2004 près de 7,5 millions de personnes ont utilisé ces
réseaux sur le territoire US, contre 4,4 millions à la
même période en 2003. 
La répression est-elle le meilleur moyen pour répondre
à la problématique de gestion des droits et de la
propriété intellectuelle posée par l’usage
des réseaux P2P ? Ne peut-on pas envisager une autre approche,
celle de la licence contractuelle par exemple, comme le proposent
certaines organisations dont l’ADAMI française ?
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