06-05-2005
source: http://www.futura-sciences.com date: 13/04/2005
Une banque déjoue une tentative de piratage à 424 millions de dollars

La banque Sumitomo Mitsui affirme avoir déjoué une
tentative de piratage majeure contre sa filiale londonienne. Les
pirates étaient sur le point de transférer 424 millions
de dollars vers dix comptes répartis à travers le monde.
L'établissement financier a donné peu de détails
sur les techniques mises en oeuvre, sinon que les pirates auraient
employé des logiciels espions afin de dérober des mots de
passe.
Ça aurait pu être la plus grosse affaire de piratage
jamais révélée : 424 millions de dollars
étaient sur le point d'être transférés
depuis la filiale londonienne de la banque Sumitomo Mitsui vers dix
comptes répartis à travers le monde. Mais le piège
a été déjoué et l'affaire peut
désormais servir de cas d'école.
L'établissement financier ne donne guère de
détails quant aux techniques utilisées par les pirates,
mais insiste sur un point : des logiciels espions (keyloggers) ont
étés retrouvés sur le réseau privé
de la banque et auraient permis de capturer des mots de passe
(administratifs ? de clients ?).
Détail original : la banque refuse de dire si les logiciels
espions sont arrivés sur son réseau de manière
logique (grâce à un piratage) ou bien par une voie
physique (en plaçant un mouchard matériel sur un poste de
travail).
A défaut d'en connaître les détails techniques, la
révélation de cette tentative de piratage rappelle que
les entreprises sont particulièrement vulnérables aux
attaques à l'aide de logiciels espions. Très peu d'entre
elles disposent, par exemple, de procédures afin de
contrôler physiquement les postes de travail à la
recherche de keyloggers placés entre le clavier et
l'unité centrale.
De même, des logiciels espions créés sur mesure ne
seront généralement pas détectés par les
outils de protection du marché, surtout s'ils ne communiquent
pas avec l'extérieur et qu'ils sont relevés
périodiquement sur le site de l'entreprise. 
Ainsi, loin des terres ultra-médiatisées des
épidémies virales et autres vers, les véritables
attaques sont le plus souvent moins visibles et plus efficaces. C'est
par exemple ce qu'ont appris à leurs dépends le
développeur de jeu vidéo Valve ou le courtier en or
Crowne Gold, tous deux victimes d'attaques similaires à l'aide
de logiciels espions.
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