06-05-2005
source: http://www.presence-pc.com date: 02/05/2005
Censure : mise en Bush

Le petit George Walker Bush ayant une opinion très
arrêtée quant à sa vision de la politique familiale
et celle des médias, on ne peut pas être vraiment surpris
de la dernière loi qu'il vient de voter. Le nom de cette
charmante chose juridique est "Family Entertainment and Copyright
Act"...
Office parental : pour adultes et adolescents
D'un côté, cette loi permet de faire intervenir la censure
parentale dès l'émission d'un programme
pré-enregistré. Ainsi, pour les DVD, un "code"
implanté avant et après chaque scène de Q ou avec
plein de violences dedans, permettrait au lecteur de "zapper" la
scène, pour peu que le code parental soit activé. il va
sans dire que sur le papier rien n'empêche de voir ce même
dispositif installé sur des téléviseurs,
réagissant au doigt et à l'oeil de tout contrôle ou
de toute censure appliqués sur la grille des programmes d'une
chaîne nationale ou câblée. Pour peu que cette loi
soit appliquée au dernier degrès dans la construction du
"meilleur des mondes", on pourrait très bien s'inquiéter
de voir à terme qu'une seule chaîne libre dans le paysage
audio visuel américain : "un rue Sézame". Cette loi
permettant l'existence officielle de ce genre de dispositif
technologique, toute poursuite pour "violation de la protection
intellectuelle" de la part de tout auteur ou toute maison de production
deviendra donc caduque.
Onzième commandement : "tu ne P2Péras pas"
Le deuxième volet de cette loi concerne surtout la protection
des oeuvres cinématographiques, audiovisuelles, et musicales. En
totale harmonie avec les désirs de l'industrie du cinéma
et de la musique, le Président des Etats Unis a donc
autorisé un sévère durcicement de la loi envers le
P2P, en menaçant de lourdes amendes et de peines allant
jusqu'à 3 ans de prison fermes les internautes mettant à
disposition des fichiers musicaux ou audio-visuels sur des
réseaux d'échanges. Il va sans dire que cela s'applique
aussi aux jeux vidéo et aux logiciels.
Aldous Huxley inside
Comme diraient un certains nombre d'ancêtres
vénérables, on est partagé devant tant de "bons
sentiments". Certes, il est important de protéger nos
très chères têtes blondes, tout comme il est
important de protéger les oeuvres musicales, et audiovisuelles.
Cependant, devant tant d'excès de zèle, on se dit, une
fois de plus, que le "mieux" est l'ennemi du bien, et qu'à force
de caresser des cercles sécuritaires, ils deviennent vicieux.
Primo, parce qu'en voulant trop protéger sa
société, on peut la rendre amnésique, et lui faire
oublier que le sexe et la violence constituent aussi un exutoire,
lorsqu'ils font parti d'un média (reste à savoir COMMENT
est traité le contenu, parce qu'en ce moment, c'est plutôt
de l'entretien de paranoïa, il n'y a qu'à regarder 15
minutes d'un flash de Foxnews pour s'en rendre compte). 
De même, au regard et surtout, qu'à force de vouloir
condamner à tout-va de l'internaute moyen, comment
interpréter correctement la gravités des crimes commis
dans une société... Bientôt, un simple utilisateur
trop assidu des P2P fera plus de taule qu'un vendeur de crack, à
ce rythme là (ou pire, histoire de respecter une échelle
des peines, tout vendeur de crack, ou tout voleur de voiture
écopera d'une peine de 25 ans ferme). Pour conclure, je
rappellerai simplement que le premier amendement de la constitution
américaine garantit la liberté d'opinion, et
d'expression... Quelle opinion peut on avoir sur quoique ce soit si des
outils sont mis en service pour contrôler tout émission ou
tout échange d'informations ?
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