22-07-2005
Source: http://www.infirmiers.com Date: 12/05/2005
Communiqué de presse
Les infirmières donnent l’alarme :
les médicaments de contrefaçon peuvent tuer !
Le Conseil international des infirmières conduit une campagne
mondiale contre les médicaments de contrefaçon. À
l’occasion de la Journée internationale de
l’infirmière, les infirmières du monde entier ont
décidé de sensibiliser l’opinion publique à
l’augmentation de la part des médicaments de
contrefaçon sur le marché mondial actuel.
Selon l’OMS, un médicament sur dix vendu dans le monde
est un faux, dénué de tout effet thérapeutique.
Près de 25% des médicaments administrés dans les
pays en voie de développement sont des produits de
contrefaçon ou de qualité inférieure. Certaines
estimations évaluent le chiffre d’affaires mondial
généré par le commerce des médicaments de
contrefaçon à plus de 32 milliards de dollars par an 1.
La contrefaçon n’est pas seulement coûteuse en
termes financiers. Il s’agit d’un crime
particulièrement grave en ce qu’il met en péril la
vie et le bien-être des patients touchés, entraîne
une détérioration du lien de confiance des patients
envers les membres de la profession médicale et les ordonnances
qu’ils prescrivent.
Les médicaments de contrefaçon peuvent tuer. En 1992, 233
enfants bangladais ont trouvé la mort après avoir
absorbé un sirop à base de paracétamol
coupé avec de l’antigel. En 1995, 2,500 enfants
nigérians sont décédés après
injection d’un faux vaccin contre la méningite. Un million
de personnes meurent des suites du paludisme chaque année. Deux
cent mille d’entre elles pourraient être sauvées si
les médicaments prescrits étaient efficaces, de bonne
qualité et administrés dans les règles.
Les patients et les consommateurs sont les premiers touchés par
les médicaments de contrefaçon. «ll est
indispensable de les garantir des effets pernicieux des faux
médicaments. Pour cela, il faut lancer des campagnes
d’information et d’éducation quant aux
conséquences que peuvent avoir ces médicaments»
déclare Christine Hancock, Présidente du Conseil
international des infirmières. «En tant que prestataires
de soins de santé de première ligne, les
infirmières sont en mesure de contribuer à renforcer la
vigilance face aux faux médicaments et d’encourager le
public à les signaler aux autorités.» 
À travers cette campagne pour la sécurité des
patients, les infirmières espèrent sensibiliser le public
à la présence accrue des médicaments de
contrefaçon ou de qualité inférieure. Elles
veulent également imposer des prix plus raisonnables pour les
médicaments : leur coût, très élevé
dans les pays en voie de développement, les met hors de la
portée de larges couches de la population, augmente par
là le risque de contrefaçon et incite ceux qui disposent
de peu de moyens à chercher des alternatives moins
coûteuses. Pour cette initiative, le CII collabore avec des
gouvernements, des représentants du secteur industriel et les
autorités compétentes. Nous encourageons nos
organisations nationales d’infirmières à
procéder de même au niveau national.
Seuls les utilisateurs enregistrés peuvent écrire des commentaires. Veuillez vous identifier ou vous enregistrer. Powered by AkoComment 1.0 beta 2! |