22-07-2005
Source: http://www.neteconomie.com Date: 27/06/2005
Les annonceurs en France financent-ils le piratage de films ?
La Chambre syndicale des producteurs de films s’insurge contre
les pratiques de certains annonceurs face au
téléchargement illégal de vidéos sur
Internet.
L’industrie cinématographique française
s’insurge contre "le
financement" du piratage de films tel qu’il serait
pratiqué par certains annonceurs.
"Les
professionnels du cinéma dénoncent les agissements
d’annonceurs qui,
par leurs investissements publicitaires, contribuent à financer
les
réseaux de 'téléchargement illicite' de films",
indique la Chambre
syndicale des producteurs de films (CSPF) dans un communiqué
daté du 23
juin 2005.
Pour illustrer ses propos, la
CSPF souligne que la vidéo du film à succès "Les
Choristes",
officiellement sortie le 27 octobre 2004, "a été
illicitement mise à
disposition du public sur Internet en avril 2004, soit moins d’un
mois
après sa sortie en salles, puis en septembre de cette même
année en
qualité DVD".
La Chambre rappelle que
les producteurs des "Choristes", Galatée Films et Pathé
Renn
Production, "ont délivré une citation directe devant le
tribunal
correctionnel de Paris aux sociétés Neuf
Télécom, Telecom Italia, AOL,
La Française des Jeux, la SNCF, Finaref et le Groupe Partouche
pour
délit de complicité de contrefaçon".
Les
internautes ne sont plus les seuls à porter le chapeau en
matière de
piratage d’œuvres de l’esprit par le biais des
réseaux d’échanges poste
à poste (P2P) !
"Le niveau de
fréquentation des sites de 'téléchargement
illicite', ajoute la
Chambre, leur confère une valeur publicitaire substantielle que
ne
manquent pas d’exploiter [leurs administrateurs] et certains
annonceurs
par le biais de bannières publicitaires ou de pop up".
En
outre, la CSPF estime que la responsabilité des fournisseurs
d’accès à
Internet déjà renforcée par la loi
numérique (LEN), devrait être
étendue "dès lors que leur activité apparaît
susceptible de relever de
la provocation au délit en offrant à l’internaute
les moyens techniques
nécessaires à son accomplissement".
Faire
des prestataires techniques de l’Internet les responsables de
l’utilisation "illégale" d’outils accessibles en
ligne, d’une part, du
caractère "illicite" des contenus hébergés,
d’autre part, apparait en
tout cas être une dérive préjudiciable aux
individus, autonomes et
responsables de leurs actes, et à la croissance du web.
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