06-07-2004
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Ce service instruit le dossier et informe, sans délai, par écrit, le demandeur
des suites réservées.

Le dossier de demande présenté par le titulaire de droit ou par son représentant
doit comporter la preuve de la propriété effective du droit invoqué, une
description des marchandises suffisamment précise pour permettre de les
identifier et toute autre information utile pour la douane. La demande
d'intervention doit également comporter le nom de la personne qui servira de
contact avec la douane.
La demande s'accompagne aussi d'un engagement du titulaire du droit de respecter
certaines obligations comme de signaler à la douane tout changement dans les
éléments ayant motivé la demande.
La demande d'intervention est valable un an. A l'issue de ce délai, elle peut
être renouvelée. Elle peut également être déposée pour une durée déterminée, par
exemple dans le cas d'une opération ponctuelle.
La procédure de retenue
La retenue concerne les marchandises présumées être des contrefaçons de dessins
et modèles, de droits d'auteur et de droit voisin et les marchandises portant
atteinte à un brevet, qui ne peuvent en aucun cas faire l'objet d'une saisie
douanière. Elle peut également s'appliquer aux contrefaçons de marque dans tous
les cas où le service des douanes n'est pas en mesure de mettre directement en
œuvre la procédure de saisie.
Au titre de cette procédure, la douane peut retenir pendant une période de dix
jours ouvrables toute marchandise soupçonnée d'être une contrefaçon d'un droit
de propriété intellectuelle, sous réserve, comme cela a déjà été indiqué, que le
titulaire du droit ait déposé au préalable une demande d'intervention.
Ce délai permet au titulaire du droit de saisir le Président du tribunal de
grande instance territorialement compètent pour prendre des mesures
conservatoires ou de se pourvoir en justice par la voie civile ou
correctionnelle. En outre, le Procureur de la République, tenu informé par la
douane, peut engager des poursuites.
Pour permettre l'engagement des actions en justice, le titulaire de droit peut
demander à la douane communication de certaines informations telles que le nom
du destinataire des marchandises. Ceci est permis par une levée partielle du
secret professionnel auquel sont tenus les agents de douanes.
Si, à l'expiration du délai de dix jours, le titulaire du droit n'a pas apporté
la preuve qu'il a obtenu la prise de mesures conservatoires ou qu'il a entrepris
les démarches nécessaires auprès de l'autorité judiciaire compétente pour
statuer au fond, la retenue est levée et la marchandise rendue à son
propriétaire.
Pendant toute la durée de la retenue les marchandises restent placées sous la
surveillance de la douane. Après la période de retenue, les marchandises sont
sous la responsabilité de l'autorité judiciaire.
La procédure de saisie
Cette procédure s'applique uniquement aux contrefaçons de marque.
Elle s'inscrit dans le cadre d'un délit douanier car l'importation,
l'exportation, mais aussi la circulation ou la détention en tout point du
territoire de marchandises présentées sous une marque contrefaite constituent
une prohibition douanière absolue.
En conséquence, le service des douanes qui, à l'occasion d'un contrôle, découvre
des produits de contrefaçon peut procéder, de sa propre initiative, à la saisie
de ces produits.
Cette mesure a pour effet de retirer immédiatement des circuits commerciaux les
marchandises incriminées et de les placer sous surveillance douanière. Le
service des douanes informe le Procureur de la République et le titulaire de la
marque concernée afin que celui-ci puisse, s'il le souhaite, intenter une action
en justice. Cette démarche est indépendante de la procédure contentieuse mise en
œuvre par la douane qui, en fonction des circonstances, peut décider de
poursuivre les infracteurs devant les tribunaux.
La douane et la contrefaçon sur le réseau Internet
La douane a pour mission de surveiller les flux de marchandises. Elle n'a pas
compétence pour intervenir lors d'opérations de transmission d'informations
réalisées par l'intermédiaire du réseau Internet (téléchargement de fichiers
musicaux, par exemple).
De la même façon, les services douaniers ne peuvent intervenir lors de la
commande ou de l'achat " en ligne " d'un produit proposé sur un site Internet.
Cette intervention pourra, par contre, être effectuée au moment de la livraison
effective du produit.
La douane n'est cependant pas totalement absente du réseau Internet. Grâce à un
système de veille approprié, des agents spécialisés surveillent en permanence
les transactions opérées sur le réseau afin de détecter les trafics illicites, y
compris les contrefaçons.
Bases réglementaires
- règlement (CE) n° 3295/94 du Conseil du 22 décembre 1994 fixant des mesures en
vue d'interdire la mise en libre pratique, l'exportation, la réexportation et le
placement sous un régime suspensif des marchandises de contrefaçon et des
marchandises pirates (JOCE n° L 341/8 du 30 décembre 1994), modifié par le
règlement (CE) n° 241/1999 du Conseil du 25 janvier 1999 (JOCE n° L 27 du 2
février 1999) ;
- règlement (CE) n° 1367/95de la Commission du 16 juin 1995 arrêtant les
dispositions d'application du règlement (CE) n° 3295/94 du Conseil du 22
décembre 1994 (JOCE n° L 133/2 du 17 juin 1995) modifié par le règlement (CE) n°
2549/1999 du 2 décembre 1999 (JOCE n° 308 du 3 décembre 1999) ;
- Code de la Propriété Intellectuelle et, en particulier, les articles L.331 et
suivants réprimant les atteintes aux droits d'auteur et aux droits voisins du
droit d'auteur, les articles L.521.1 et suivants réprimant les atteintes aux
droits sur les dessins et modèles et les articles L.716.1 et suivants réprimant
les atteintes portées aux droits du propriétaire d'une marque ;
- loi n° 94-102 du 5 février 1994 relative à la répression de la contrefaçon et
modifiant certaines dispositions du code de la propriété intellectuelle (JORF du
8 février 1994) ;
- décret n° 94-836 du 27 septembre 1994 relatif à la retenue des marchandises de
contrefaçon par l'administration des douanes et à l'organisation du dépôt
simplifié des dessins et modèles (JORF du 29 septembre 1994) ; 
- arrêté du 6 février 1995 fixant les conditions de présentation à
l'administration des douanes de la demande d'intervention du titulaire du droit
d'auteur ou d'un droit voisin ou d'un dessin ou modèle déposé ou du propriétaire
d'une marque enregistrée ou du bénéficiaire d'un droit exclusif d'exploitation
de marque (JORF du 15 février 1995).
- Code des douanes et, en particulier les articles 38, 215, 215 bis, 323, 414,
426, 428 et 437.|
Ecrit par georges le 2006-08-01 16:38:46 Si les grandes marques ne fabriquaient pas dans les pays "contrefacteurs" n'y aurait il pas moins de contrefaçon ? | réponse à Georges Ecrit par Patrick le 2007-07-23 17:51:51 On recontre de la contrefaçon des produits Français qui s'exportent dans les Pays low cost, ce sont nos premiers clients qui se protégent, peut être que si nos produits étaient moins cher, ils seraient moins contrefait? |
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