13-04-2006
Source: http://www.futura-sciences.com Date: 06/04/06
P2P : 130 internautes français déconnectés pour partage illégal de fichiers
 La Fédération
Internationale de l’Industrie Phonographique (IFPI) repart en
croisade contre le téléchargement illégal. Elle a
récemment annoncé le dépôt de 2.000 plaintes
envers des internautes accusés d’avoir
échangé massivement des fichiers musicaux sans son aval.
En France, la Société civile des producteurs
phonographiques (SCPP) n'est pas en reste : ce sont 130 utilisateurs de
peer to peer qui ont d’ores et déjà
été déconnectés.
L’empire du disque contre-attaque…
L’IFPI hausse le ton et vient de déposer 2.000 plaintes
contre des internautes d’Hong Kong et d’Europe,
qu’elle accuse d’utiliser régulièrement les
plates-formes d’échange Kazaa, Gnutella, eDonkey,
BitTorrent et autres, pour télécharger
illégalement des contenus protégés. La
Fédération précise que cette répression
fait suite à des campagnes pédagogiques sur le droit
d’auteur qu’elle a menées à l'intention des
jeunes utilisateurs, et argue de l’influence désastreuse
du peer to peer sur l’économie du disque. Ainsi, sur les
trois dernières années, elle estime le manque à
gagner à 1,5 milliard d’euros.
Néanmoins, l’IFPI se félicite de voir que les
poursuites judiciaires qu’elle a engagées par le
passé ont découragé près de 35 % des
internautes français, anglais, allemands, espagnols et
suédois qui téléchargeaient
régulièrement des contenus illégaux, et les ont
fait rentrer dans le droit chemin.
… Y compris en France
En France, 130 internautes ont vu leurs abonnements Internet
résiliés suite aux procédures judiciaires de la
Société civile des producteurs phonographiques (SCPP).
C’est en relevant les adresses IP des contrevenants et en les
transmettant aux fournisseurs d’accès que ces derniers ont
déconnecté leurs clients, en vertu de la charte
signée en juillet 2004 avec les ayant droits de
l’industrie du disque et les pouvoirs publics.
La SCPP considère que ces actions vont dans le bon sens, mais
qu’elle ne bénéficie pas encore de la latitude
nécessaire à la bonne lutte contre le piratage. Elle
déplore en particulier le refus par la Cnil d’une chasse
aux pirates automatisée. 
Pour l’heure, la SCPP marque une pause, le temps de voir avancer
le projet de loi DADVSI. Mais la trêve ne sera que de courte
durée pour les pirates…
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