06-07-2004
source: http://www.bsa.org
La contrefaçon de logiciel et la loi Le logiciel est une œuvre de l’esprit. Il bénéficie à ce titre de la protection
des droits d’auteur définie par le Code de la Propriété Intellectuelle (CPI).
La loi dispose que toute représentation ou reproduction intégrale ou partielle
d’un logiciel faite sans le consentement de son auteur est illicite et qualifie
de contrefaçon la violation de l’un des droits de l’auteur d’un logiciel.
L’exception pour copie privée n’existe pas pour le logiciel. Seule une copie de
sauvegarde est permise si la copie originale est détruite.
Le Code de la Propriété Intellectuelle stipule :
Article L.335-3 "Est (...) un délit de contrefaçon la violation de l'un des
droits de l'auteur de logiciel (...)."
Article L.122-4 "Toute représentation ou reproduction intégrale ou partielle
faite sans le consentement de l'auteur (...) est illicite."
Article L.335-2 "La contrefaçon en France (...) est punie de deux ans
d'emprisonnement et de 150.000 Euros d'amende." Comme le stipule l’article
131-38 du Nouveau Code Pénal, ce montant peut être multiplié par cinq dans le
cas d’une personne morale et donc atteindre 750.000 Euros.
Le piratage de logiciels peut donc se définir comme étant toute infraction aux
lois régissant les droits de la propriété intellectuelle (droits d'auteur) et la
protection juridique des programmes d'ordinateur.
1. La notion de " logiciel "
Selon l'arrêté du 22 décembre 1981 relatif à l'enrichissement du vocabulaire
informatique, le logiciel est défini comme " l'ensemble des programmes, et
éventuellement la documentation, relatifs au fonctionnement d'un ensemble de
traitements de l'information ".
Le Code de la Propriété Intellectuelle précise que cette définition comprend "
le matériel de conception préparatoire " (article L.112-2), précisé comme étant
" les travaux préparatoires de conception aboutissant au développement d'un
programme à condition qu'ils soient de nature à permettre la réalisation d'un
programme d'ordinateur à un stade ultérieur ". Cette définition inclut donc le
dossier d'analyse et schémas décrivant les traitements à effectuer.
2. Les droits de l'auteur salarié
Le Code de la Propriété Intellectuelle dispose que les droits patrimoniaux sur
les logiciels appartiennent à l'employeur lorsqu'ils sont " créés par un ou
plusieurs employés dans l'exercice de leurs fonctions ou d'après les
instructions de leur employeur " sauf dispositions contractuelles contraires
(article L 113-9). Il en va de même pour la documentation créée en même temps
que le programme.
3. Les droits d'exploitation de l'auteur
Le Code de la Propriété Intellectuelle précise quels sont les droits
d'exploitation spécifiques de l'auteur de logiciel, sans toutefois exclure les
droits découlant du régime commun du droit d'auteur.
Si l'ensemble de ces droits est énuméré dans l'article L 122-6, on peut
remarquer principalement la reconnaissance du droit pour l'auteur de s'opposer :
* à toute reproduction, en tout ou partie de son logiciel.
* à la commercialisation de son logiciel, à titre gratuit ou onéreux.
4. Les droits de l'utilisateur
Le Code de la Propriété Intellectuelle accorde un certain nombre de droits à
l'utilisateur (sous réserve que leur exercice ne porte pas atteinte à
l'exploitation normale du logiciel et ne cause pas un préjudice injustifié aux
intérêts légitimes de l'auteur du logiciel) :
il est permis de corriger les erreurs d'un logiciel, sauf si l'auteur s'est
réservé contractuellement ce droit
l'utilisateur a le droit de faire une copie à des fins de sauvegarde
exclusivement, et à la condition qu'une copie de sauvegarde n'ait pas déjà été
fournie par l'auteur ; toute copie qui ne correspond pas à une copie de
sauvegarde est illicite
l'utilisateur peut étudier le fonctionnement du logiciel afin de déterminer les
idées et principes qui en sont à la base
l'utilisateur peut décompiler le programme uniquement à des fins
d'interopérabilité et sous certaines conditions strictes prévues par la loi. De
plus, les informations obtenues grâce à la décompilation ne peuvent pas être
utilisées pour créer un logiciel " dont l'expression est substantiellement
similaire " 
5. La durée de protection du droit d'auteur
Le Code de la Propriété Intellectuelle fixe la durée de protection à 70 ans à
compter du décès du créateur personne physique ou, s'il s'agit d'un logiciel
collectif crée par une personne morale, à compter de la publication du logiciel. Seuls les utilisateurs enregistrés peuvent écrire des commentaires. Veuillez vous identifier ou vous enregistrer. Powered by AkoComment 1.0 beta 2! |