06-07-2004
Source: Communiqué de presse de UE Date: 22/07/2003
Contrefaçon : la Commission salue l'adoption du nouveau règlement pour
renforcer l'intervention des douanes
Reference: IP/03/1059 Date: 22/07/2003
IP/03/1059
Bruxelles, le 22 juillet 2003
Contrefaçon : la Commission salue l'adoption du nouveau règlement pour renforcer
l'intervention des douanes
La Commission européenne a salué l'adoption par le Conseil des ministres de l'UE
d'un règlement contribuant à la lutte contre la contrefaçon et la piraterie. Ce
règlement, qui entrera en application le 1er juillet 2004 et remplacera le
règlement existant (3295/94/CE), détermine les conditions et les modalités
d'intervention des autorités douanières à l'égard de marchandises soupçonnées de
porter atteinte à certains droits de propriété intellectuelle. Le nouveau
règlement apporte plus de clarté juridique, étend l'application aux nouveaux
droits de propriété intellectuelle, facilite l'accès à la réglementation pour
les titulaires de droits et constitue donc un outil législatif performant
permettant de mieux appréhender ces phénomènes de fraude.
« Je salue l'adoption très rapide de ce nouveau instrument de lutter contre le
contrefaçon, seulement six mois après la présentation de la proposition par la
Commission », a dit Frits Bolkestein, Commissaire européen pour les douanes. «
La contrefaçon et la piraterie mettent en danger l'innovation et la créativité.
Elles représentent aujourd'hui entre 5% et 7% du commerce internationale et les
dégâts qu'elles génèrent pour la Communauté sont estimés à plus de 2 milliards
d'euros. Elles ne concernent plus seulement des articles de luxe mais
constituent bien souvent un réel danger pour les consommateurs lorsqu'il s'agit
de médicaments ou de produits alimentaires. L'action douanière a déjà permis
l'obtention de résultats significatifs mais nos efforts doivent continuer et le
nouveau règlement y contribuera ».
Rédigé en très étroite collaboration avec les titulaires de droits ou leurs
associations, ce nouveau règlement apporte de profondes modifications par
rapport au précédent:
* Extension du champ d'application à d'autres droits de propriété intellectuelle
dans le but de mieux protéger les consommateurs. En effet, les statistiques
démontrent qu'il existe autant de produits alimentaires que de produits textiles
contrefaisants. Dans ces conditions, il était indispensable d'inclure les
indications géographiques, les appellations d'origine ainsi que les obtentions
végétales.
* Les demandes de protection des droits auprès des autorités douanières (demande
d'intervention) seront gratuites, harmonisées dans leur forme et dans les
informations nécessaires à produire et leur durée de validité sera portée à un
an. Cette amélioration notoire profitera en premier lieu aux PME.
* La destruction de produits de fraude se voit accélérée et facilitée dans des
cas bien précis. Ceci constituera un avantage notamment pour la destruction des
produits présentant un risque pour la santé et la sécurité des consommateurs. De
plus, cette nouvelle possibilité permettra aux PME d'éviter des procédures
coûteuses et répétitives.
Ce nouvel instrument juridique devrait permettre aux autorités douanières, en
étroite coopération avec les titulaires de droits, d'améliorer les contrôles aux
frontières extérieures et de mieux protéger les consommateurs ainsi que l'espace
économique de l'Union.
L'augmentation massive du nombre d'articles contrefaisants ou piratés
interceptés aux frontières extérieures de l'Union (1998 : 10 millions d'articles
; 2001 : 100 millions d'articles soit une augmentation de plus de 900%), a été
confirmée par les résultats 2002 ainsi que par ceux obtenus pour le premier
semestre 2003. Les tendances observées révèlent que ces activités illégales sont
de plus en plus liées à la criminalité organisée voire à certaines entreprises
terroristes. Tout ceci a amené le Conseil à soutenir fermement la proposition de
la Commission et à assurer son adoption rapide. 
L'évolution prouve que désormais, tous types d'objets peuvent être la cible des
contrefacteurs. Dans la majorité des cas, il s'agit d'objets les plus ordinaires
et les plus usuels dont les titulaires de droits sont souvent des petites et
moyennes entreprises (PME) démunies face à cette problématique. L'une des
priorités du nouveau texte est de leur donner un accès simplifié et peu onéreux
à l'action douanière en matière de lutte contre la contrefaçon et la piraterie.
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