03-09-2004
source:
http://www.wto.org/indexfr.htm date: 25/06/2004
La contrefaçon de médicaments
Lutter pour défendre la qualité et la
sécurité des médicaments et prévenir les
risques sanitaires

Encore exceptionnelle, la contrefaçon de médicaments
constitue un fléau croissant dans de nombreux pays, mettant en
danger la santé des consommateurs exposés.
L’utilisation accrue d’Internet, l’élargissement des
frontières européennes à un espace où les
règles de contrôle aux frontières ne sont pas
encore homogènes, pourraient être sources d’une
amplification de ce phénomène et de son
développement en Europe.
– L’évolution mondiale en matière de contrefaçon
de médicaments est inquiétante.
Selon les estimations de l’OMS, elle concerne aujourd’hui 6% du
marché mondial (10% selon la Food and Drug Administration). Selon une étude, jusqu’à 70% des médicaments
antipaludéens circulant au Cameroun s’avéraient
contrefaits, chiffre corroboré pour 6 autres pays africains en
novembre 2003 par l’OMS lors de sa déclaration sur la
contrefaçon, où elle rendait également publiques
de nombreuses études asiatiques sur diverses pathologies. D’après le Lancet, 64% des médicaments anti malaria
étudiés au Vietnam ne contenaient pas de principe actif.
50% des traitements anti malaria en Afrique seraient contrefaits, selon
le rapport de février 2004 de la FDA. Le même
rapport, intitulé «Combattre la contrefaçon de
médicaments», dénonce un phénomène
qui, même si encore rare, devient préoccupant aux
Etats-Unis où le circuit du médicament est moins
encadré qu’en Europe et où la différence de prix
avec les pays voisins est un facteur de risque.
Enfin 10 à 12% des médicaments vendus aujourd’hui en
Russie sont contrefaits (Marcus Evans conf. mars 2003) et des chiffres
de même importance circulent sur la Chine.
- Les risques de développement de ce phénomène
sont réels.
Le développement progressif des importations parallèles
légales de médicaments au sein d’une Europe
élargie pourrait favoriser également le circuit des
médicaments contrefaits, en raison à la fois d’un
contrôle insuffisant des autorités des pays entrants et
d’une porosité accrue des frontières.
- Qu’entend-on par médicaments de qualité
inférieure et contrefaits ?
Les médicaments de qualité inférieure sont des
produits dont la composition et les principes ne répondent pas
aux normes scientifiques et qui sont par conséquent inefficaces
et souvent dangereux pour le patient.
La qualité inférieure peut être le résultat
d’une négligence, d’une erreur humaine, de ressources humaines
et financières insuffisantes ou d’une contrefaçon.
Le problème des médicaments contrefaits s’inscrit dans le
cadre plus large des produits pharmaceutiques de qualité
inférieure. La différence tient à ce qu’ils sont
étiquetés frauduleusement de manière
délibérée pour en dissumuler la nature et/ou la
source. La contrefaçon peut concerner aussi bien des produits de
marque que des produits génériques, et les
médicaments contrefaits peuvent comprendre des produits qui
contiennent les principes actifs authentiques mais un emballage
imité, ou d’autres principes actifs, aucun principe actif ou des
principes actifs en quantité insuffisante.
Dans les pays plus riches, la contrefaçon concerne le plus
souvent des médicaments coûteux tels que les hormones, les
corticoïdes et les antihistaminiques. Dans les pays en
développement, les médicaments qui font le plus souvent
l’objet de contrefaçons sont ceux qu’on utilise contre des
affections potentiellement mortelles comme le paludisme, la tuberculose
et le VIH/SIDA.
- Conséquences des médicaments de qualité
inférieure et contrefaits
Au mieux, l’utilisation régulière de médicaments
de qualité inférieure ou contrefaits entraîne un
échec thérapeutique ou favorise l’apparition d’une
résistance ; mais, dans bien des cas, elle peut être
mortelle.
Au cours de l’épidémie de méningite au Niger en
1995, plus de 50 000 personnes ont reçu des faux vaccins
provenant d’un don d’un autre pays qui les croyait sûrs. Cette
contrefaçon a été à l’origine de 2500
décès.
La consommation de sirop contre la toux contenant du paracétamol
préparé avec du diéthylène glycol (un
produit chimique toxique utilisé comme antigel) a
provoqué 89 décès en Haïti en 1995 et 30
décès de nourrissons en Inde en 1998.
Sur le million de décès annuels par paludisme, 200 000
pourraient être évités si les médicaments
disponibles étaient efficaces, de bonne qualité et
correctement utilisés. Une étude effectuée en Asie
du Sud-Est en 2001 a révélé que 38 % des 104
antipaludéens en vente en pharmacie ne contenaient aucun
principe actif et avaient provoqué des décès
évitables.
En 1999, au moins 30 personnes sont mortes au Cambodge après
avoir absorbé des antipaludéens contrefaits contenant de
la sulfadoxine-pyriméthamine (un ancien paludéen moins
efficace) et vendus sous le nom d’artésunate.
- Quel pays peut être touché par la contrefaçon?
La contrefaçon affecte les pays développés comme
ceux en développement, les facteurs favorisant l’apparition de
médicaments contrefaits varient d’un pays à l’autre. On
considère cependant que les plus courants sont : l’absence d’une
législation interdisant la contrefaçon des
médicaments, la faiblesse des sanctions pénales, la
faiblesse ou l’absence des autorités nationales de
réglementation pharmaceutique, le manque de rigueur dans
l’application de la législation pharmaceutique, les
pénuries ou l’approvisionnement aléatoire des
médicaments, l’absence de contrôle des médicaments
à l’exportation, les transactions commerciales impliquant
plusieurs intermédiaires, les zones de libre échange, la
corruption et les conflits d’intérêt.
- Conclusion:
Il peut être tentant pour diverses raisons (publicité non
sollicitée reçue via mail, facilité car
délivrance sans ordonnance via Internet...) de faire
l'acquisition de médicaments sur Internet. Mais ce geste
comporte, en autre, le risque de se voir délivrer une
contrefaçon dont nous venons d'évoquer le danger.
Pour les autorités et les entreprises du médicament, il
est impératif de continuer à garantir l’origine et la
qualité des médicaments disponibles. Le médicament
est un produit de santé, il oblige par définition les
entreprises qui le découvrent et le fabriquent à une
culture de rigueur.
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rendre authentique les médicaments Ecrit par Patrick le 2007-07-23 17:48:32 Une solution de traçabilité total, jusque chez le client est en cours de réfléxion. Le scélage et la traçabilité vont permettre de garantir plus sérieusement les authentiques. |
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